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De la MONDIALISATION « heureuse » à la MONDIALISATION « chute des masques »

samedi 2 mars 2019 Patrick Lallemant

UNE DOUBLE DERIVE : DES CONTINENTS ET DES SOCIETES

Que ce soit la résistance des nations, la montée des tensions entre l’Iran et les Etats-Unis ou la Corée du Nord, la révolte à Hong-Kong, la guerre économique sino-américaine (terres rares, loi Huawei aussi adoptée par la France), les relations tumultueuses entre l’UE et les Etats-Unis (taxe Gafa, question du Cloud), le Ceta (normes et Cour arbitrale par exemple) ou l’accord U.E/Mercosur, la pérennité de l’U.E (quelle frontière avec l’Irlande, test d’un Brexit dur ?), la faiblesse des Institutions d’après guerre, voire la nécessité d’un nouvel esprit de Bretton-Woods.... la mondialisation est aujourd’hui « IMPREVISIBLE » et connaît une période de bouleversements majeurs, dans lesquels se définiront les nouveaux équilibres géopolitiques, économiques et ENVIRONNEMENTAUX de demain, les nouvelles normes.

L’imprévisibilité relance les jeux de puissance et le débat caricatural : libre échange ou protectionnisme… Mais derrière l’imprévisibilité du système, dans ce « théâtre du monde », il y a des citoyens et des hommes, les enjeux de la cité, donc des enjeux politiques et bien sûr environnementaux. Le moment historique est plutôt celui de la « dérive des continents » : relâchement des institutions de régulation collective (G7 et autres…), tectonique des plaques sociétales (Hong-Kong) mais incertitude de l’individualisme humaniste dans les ruptures technologiques (cf intelligence artificielle) que l’on peut voir sous l’angle d’une nouvelle aliénation (P. Dockès, note 1) et/ou du libre arbitre menacé par les algorithmes (« société du tourniquet » selon Gaspard Koenig, note 2). Evolutions politiques qui combinent gouvernance des élites technocratiques dans les pays libéraux et capitalisme et autoritarisme (Yascha Mounk, note 3) dans nombre de sociétés émergentes.

Derrière la banalité du mot (mondialisation) « imprévisible », se cache de profonds retournements du monde, bien loin de ceux escomptés dans les années 90. Plus personne ne croît à « la fin de l’histoire » par le marché, plus encore avec un multilatéralisme d’après-guerre contesté par ses propres fondateurs, les Droits de l’Homme ne sont même plus de façade dans les discussions internationales. Mais surtout plusieurs pays importants, la Chine pour ne pas la citer, proposent ou plutôt construisent de façon autoritaire -sans aucun complexe militaire ou économique- un modèle alternatif de croissance (lire le texte de M. Aglietta) à celui occidental. Le réalisme des émergents ringardise la croyance naïve d’une démocratisation et d’une pacification par les échanges.
Assistons-nous à un retour des combats de gladiateurs ? Les deux premières puissances en portent témoignage. Du côté des Etats-Unis, l’extraterritorialité du droit se révèle ce qu’elle est : un outil juridique puissant aux mains du plus fort (cf l’affaire Alstom-G.E). Plus grave encore, il s’agit en arrière plan d’une fragilisation du droit international et d’une logique de puissance qui ne stabilise plus le reste du monde...
. La guerre économique s’impose .

Il est tentant pour les analystes du temps long de raisonner avec un système-étapes permettant de styliser chaque période. La mondialisation contemporaine n’y échappe pas. On évoquera ci-dessous, la mondialisation heureuse, froide, « jeu de masques » et la mondialisation désormais imprévisible. La conteneurisation et les NTIC ont permis de faire fonctionner la mondialisation contemporaine, (dite heureuse dans les années 90), en tout cas pour certains pays et les bénéficiaires de la mondialisation financière dans le cadre d’une DIPP (décomposition internationale des processus productifs). GPS, UPS et ubérisation de l’économie... procèdent des mêmes logiques en construisant « un capitalisme de plateformes » qui met (presque) sur un pied d’égalité, les chefs d’Etats et les grands dirigeants d’entreprises (cf les discussions entre les chefs d’Etat et M. Zuckerberg par exemple).

Cette « défrontiarisation » a produit un nouveau monde, sa face sombre est faite de polarisation et d’affrontements de puissance en partie euphémisés. Internet est une structure vitale, un espace où les Etats s’affrontent à travers des méthodes offensives non létales... Il y a transposition des formes de combat sur de nouveaux territoires dématérialisés et numériques. La mondialisation peut être aussi définie comme la connexion de lieux économiquement stratégiques (archipel mégalopolitain). La circulation de l’information et des savoirs, l’influence sont les nouveaux attributs de la puissance.

La cyberguerre, les attaques de drones participent au retour des questions de sécurité. Avec la généralisation et la maturité de ces nouveaux outils, on rentre plutôt dans une cyberguerre froide qui élargit considérablement les structures de la puissance au sens de S. Strange. Il en découle de nouvelles formes de conflits. C’est avec cette grille de lecture qu’il faut analyser les batailles économiques autour de la 5G, des composants électroniques, du Cloud etc...

A lire avec intérêt :

1.https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/08/20/la-capacite-de-penser-de-facon-autonome-voire-de-penser-tout-court-est-en-peril_5500894_3232.html
2.https://www.philomag.com/les-livres/lessai-du-mois/la-fin-de-lindividu-voyage-dun-philosophe-au-pays-de-lintelligence
3.https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/la-chine-nous-prouve-que-le-capitalisme-est-possible-sans-la-democratie-1126361

UNE MONDIALISATION D’ETATS-NATIONS

La limite ultime de la mondialisation ne serait-elle pas celle des choix stratégiques qui déterminent la Sécurité Nationale élargie aux questions économiques et aux affiliations sociales ? Dans une mondialisation d’Etats-nations - la nôtre - les questions d’autonomie stratégique et d’inclusion sociale deviennent de plus en plus probantes. La guerre technologique actuelle n’est pas « une aimable compétition » (P.L, note 14, 2019, GeopoWeb).

Le mercredi 27 février 2019, les Pays-Bas ont racheté en catimini,« par un raid d’Etat », 14 % du capital d’Air-France/KLM. Ces deux sociétés avaient fusionné en 2004. Une quasi égalité avec la part française de 14,3 % (mais des droits de vote double d’environ 23 % pour la France). Une addition de 744 millions d’euros « pour assurer de la meilleure façon possible l’intérêt public néerlandais » (W. Hoekstra, Ministre des Finances néerlandais). KLM est une filiale à 90 % du groupe Air-France/KLM. Où l’on apprend aussi que c’est un énorme Fonds d’investissement américain qui a vendu son bloc d’actions...

Peut-on y voir une nouvelle illustration du retour des Etats dans une économie mondialisée bien loin de « la mondialisation heureuse », donc avec des perdants ? Un jeu économique perdant aussi pour la coopération européenne au moment où la fusion Alstom/Siemens (cf article sur site) a été rejetée par la Commission de Bruxelles et certains pays de l’U.E dont les Pays-Bas... Singulièrement la France semble se retrouver à contretemps, alors qu’elle privatise l’exploitant des Aéroports de Paris (ADP). A un moment aussi où les entrepreneurs français ont beaucoup racheté d’entreprises italiennes (luxe, agroalimentaire, mode...). Par exemple Lactalis, n° 2 deux mondial du lait, contrôle désormais 95 % du capital de Parmalat, alors que le rachat de STX France (Chantiers de l’Atlantique) par Fincantieri s’est très mal passé. On s’interrogera aussi sur l’inexorable ascension du péril industriel chinois dans les TGV. Tout ceci crée un désordre européen et des faiblesses majeures dans un monde qui se durcit. Décidemment la mondialisation n’est plus ce qu’elle était...

On assiste de plus en plus à un retour en grâce du néo-colbertisme sans parler bien sûr du « capitalisme d’Etat dit développeur » des grands pays émergents. Pour D. Rodrik (économiste universitaire turc, note 15), « la mondialisation est sur la sellette » (titre de son ouvrage de décembre 2018). Il reprend l’analyse de son fameux trilemme : il est impossible de concilier l’hyper-mondialisation actuelle avec la souveraineté nationale dans un espace démocratique... Il faut donc renforcer les Etats-nations dans ce contexte mondial pour trouver un nouvel équilibre. La gouvernance actuelle ne peut s’extraire du profond déséquilibre entre la nature mondiale des marchés et la nature domestique des règles d’organisation. Seuls les Etats nationaux peuvent préserver les contrats sociaux.
Il y a déjà longtemps, Samy Cohen (Sc Po Paris) écrivait que « le cadavre de l’Etat bouge encore... »

PETIT RETOUR SUR LE MONDE D’HIER

La fin du XXème siècle semblait annoncer une rupture dans l’histoire des sociétés et l’espace des relations internationales : généralisation mondiale du marché, hyper-puissance bienveillante, euphémisation des conflits traditionnels avec une conflictualité devenue largement économique. En somme une « mondialisation heureuse », un primat de l’économie sur le politique, une prééminence des démocraties libérales, une extension d’un doux commerce généralisé pacifiant les relations internationales.
Dans le contexte d’alors, la dynamique majeure était le brouillage ou l’effacement des frontières, permise par les nouvelles technologies et le relatif aboutissement du désarmement douanier. Les très grandes entreprises sont devenues des ambassadrices diplomatiques, les Etats pratiquent une diplomatie de plus en plus économique. Toutes les apparences vont (allaient ?) dans le sens d’une translation des atouts de la puissance vers les outils économiques et financiers. La puissance traditionnelle devient souvent impuissante (Badie, note 5). « Une fin de l’Histoire » (F. Fukuyama) par la généralisation du marché et la prééminence du modèle de la démocratie libérale.

Pas étonnant que dans ce moment de l’histoire soit apparue une nouvelle discipline (la géoéconomie) sous l’instigation de Edward Luttwak aux Etats-Unis et Pascal Lorot en France. Ecoutons P. Lorot : « la géoéconomie est l’analyse des stratégies d’ordre économique, décidées par les Etats (et les grandes firmes internationales) dans le cadre de politiques visant à protéger leur économie nationale ou certains pans de celle-ci, à aider leurs entreprises nationales à acquérir la maîtrise de technologies clés et/ou à conquérir certains segments du marché mondial relatifs à la production ou la commercialisation d’un produit ou d’une gamme de produits sensibles. Leur possession ou leur contrôle confère à son détenteur (Etat ou entreprise nationale), un élément de puissance et de rayonnement international et concourt au renforcement de son potentiel économique et social ».

A tout le moins, cette définition du fondateur de la géoéconomie en France, appelle à réfléchir sur les nouvelles dimensions et les enjeux de la puissance dans un cadre mondial. L’approche accepte le fait, souvent dissimulé, de la résistance des Etats dans le grand marché mondial, en tout cas comme supporteurs de leurs propres champions nationaux. Si les enjeux se situent autour de la meilleure insertion dans la N.D.I.T, les outils les plus valorisés ne sont plus forcément le nombre de « bataillons militaires » mais ceux qui permettent la construction de l’influence.

La diplomatie prend une dimension économique majeure. Joseph Nye a introduit le concept de soft power dans le domaine des relations internationales. L’on voit aujourd’hui la Chine, qui s’emploie non seulement à développer sa puissance militaire mais aussi un contre-modèle à celui des occidentaux (article de Michel Aglietta sur le site). Z. Weiying et S. Hong, deux économistes chinois critiquent le fameux modèle chinois qui participerait à l’idée d’affrontement entre les modèles et expliquerait largement les réactions occidentales… surtout américaines (note 13).

Le temps du « level playing field », si tenté qu’il ait jamais existé, s’éloigne. L’affrontement économique « chevaleresque » est une fiction totalement dépassée.

Les deux premières décennies du XXIème siècle bousculent à nouveau la donne des idées trop bien installées. Où l’on découvre que la mondialisation n’est pas si heureuse, « est devenue froide, est toujours UN JEU DE MASQUES » (cf schéma sur le site) qui souvent tombent aujourd’hui. D. Trump bouscule les tables, la Chine vante à Davos les mérites du libre échange mais « se dévoile autoritaire », la Russie réintroduite dans le jeu international resserre son emprise sur l’espace post-soviétique, l’Union européenne se déconstruit... L’Asie dans son rattrapage économique est passée du riz à la puce... des puces électroniques pirates que l’on retrouve sur des cartes électroniques (P. Escande, note 10). La mondialisation contemporaine inspirée par l’Occident lui fait perdre le monopole de la puissance , puissance que l’on retrouve de plus en plus du côté de la faiblesse… (B. Badie, note 4)

UNE MONDIALISATION IMPREVISIBLE

- conçue au départ comme « un outil d’amélioration et de création de richesses », ses modalités d’application sont aujourd’hui largement critiquées (explosion des inégalités, finance incontrôlable, pouvoir dominant des FMN, crise environnementale...). La mondialisation est devenue l’objet d’elle même, apparaît même pour les plus radicaux comme une relation incontrôlée entre son créateur (l’homme) et sa créature, qui prendrait une vie autonome (type Frankenstein).

- on assiste ces dernières années « au maintien ou au retour des conflits territoriaux », voire à la permanence des conflits guerriers traditionnels (gestion de l’espace postsoviétique, Afrique, Mer de Chine etc...). Toutefois une nouvelle conflictualité se développe autour des confits intra-étatiques (Badie, note 4 p. 133). Pourtant, les préoccupations de sécurité extérieure sont réévaluées.

-  le nombre croissant de régimes autoritaires et régimes illibéraux (Pierre Rosanvallon) questionne désormais « les vieilles démocraties », à l’intérieur et à l’extérieur (G. Maarek, note 7). Y. Mounk analyse la décomposition du mythe fondateur de la démocratie et la perte de pouvoir des représentants du peuple. La démocratie devient antilibérale (ex : Pologne) et le libéralisme antidémocratique (ex : l’U.E) (note 1). Le gouvernement par les experts fragilise notre cohésion sociétale.

-  la notion de sécurité nationale est très utile pour bloquer l’OMC. L’Organisation internationale ne peut pas ou ne veut pas interpréter la notion d’exception de sécurité nationale, évoquée par les Etats-Unis (ex : droits de douane de 25 % sur l’acier et 10 % sur l’aluminium européen) ou la Russie concernant l’embargo imposé sur certains produits agricoles européens. Construit à la fin de la guerre, le multilatéralisme économique - sapé par son propre pays créateur - n’est-il pas menacé de déclin ?

- La question des valeurs communes n’est plus vraiment évoquée pour souder les parties de l’Occident. Les Etats-Unis sont passés avec l’U.E de partenaire à rival sans concessions, de la compétition à la confrontation avec la Chine (V. Robert, note 9). C’est la fin d’une certaine Amérique (A. Frachon). Depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, les « motifs de la dispute » avec la Chine ont sensiblement évolué. Au départ dénonciation du déséquilibre commercial bilatéral majeur et recentration des activités sur le territoire (au mieux pour forcer une négociation) puis dénonciation du pillage technologique et enfin bataille et confrontation de puissances, confortées par le « Made in China 2025 », secteurs stratégiques prioritaires (F. Schaeffer, note 11).

- Le retour au bilatéralisme et aux quotas favorisent la réintroduction des logiques de puissance et de l’asymétrie. On quitte les accords donnant/donnant, l’intérêt bien compris pour passer aux solutions asymétriques imposées par les puissants. C’est à la lumière de ce jeu non régulé que l’on peut mesurer la confrontation actuelle entre les deux grands. L’homme ne peut vivre uniquement de sang et de sueur et/ou de conquête de valeurs matérielles.

La question du sens que les hommes donnent à leurs actions devient à nouveau centrale. Le durcissement national de nombreux pays et la montée des populismes réintègrent bon gré, mal gré la dimension politique, y compris dans ses dimensions les plus nobles. Les problématiques géopolitiques et géoéconomiques ainsi que la PHILOSOPHIE POLITIQUE donnent une certaine historicité aux formes de l’Etat.

La philosophie politique pose les questions du juste et injuste, des formes idéales de gouvernement, des régimes économiques, de la nation et de la souveraineté. Charles Larmore de Brown University (note 12) en évoque deux conceptions rivales. Une première enracinée dans la philosophie morale autour de grands textes (Aristote, Hobbes, Rawls…), une deuxième conception plus autonome autour des caractéristiques élémentaires de la condition humaine qui déterminent le vivre ensemble.
Les objets précieux de la philosophie politique sont facilement détournables, il faut donc les saisir et sûrement les réenchanter (G. Delannoi, note 2 et texte sur site mais aussi H. Vedrine, note 8). La démocratie de marché (J.P. Fitoussi) dans un monde global accroît fortement les inégalités ce qui favorise la montée des populismes. Les démocraties libérales historiques ont réussi jusqu’alors à preserver les libertés individuelles mais les citoyens ont perdu leur influence sur les décisions politiques. « Le pouvoir est remis entre les mains d’une caste d’experts ». (Y. Mounk, note 1).

La complexité de l’évolution du monde doit nous pousser à une posture intellectuelle modeste. La question de la pérennité des lectures des grandes dynamiques et ruptures est souvent posée. M.P.L

On lira avec intérêt  :

1. Le peuple contre la démocratie. Yascha Mounk. Editions de l’Observatoire, août 2018
A lire : Y. Mounk, lanceur d’alerte sur la démocratie en danger. S. Blin. Libération du 14 septembre 2018
https://www.liberation.fr/debats/2018/09/14/yascha-mounk-lanceur-d-alerte-sur-la-democratie-en-danger_1678482
2. La nation contre le nationalisme. Ou la résistance des nations. Gil Delannoi, PUF, janvier 2018
3. A propos du livre : le retour des populismes. L’état du monde 2019. B. Badie et D. Vidal. Le Nouveau Magazine littéraire. 12 octobre 2018
https://www.nouveau-magazine-litteraire.com/idees/le-populisme-repose-sur-le-fait-de-decerebrer-des-populations
4. Quand le Sud réinvente le monde - Essai sur la puissance de la faiblesse. Bertrand Badie. La Découverte, octobre 2018
http://www.iris-france.org/120541-le-sud-reinvente-t-il-le-monde-entretien-avec-bertrand-badie/
5. L’impuissance de la puissance - Essai sur les nouvelles relations internationales. Bertrand Badie. Biblis, CNRS, octobre 2013
6. « Il faut dire que les temps ont changé... ». Chronique (fiévreuse) d’une mutation qui inquiète. Daniel Cohen Albin Michel, août 2018
7. Le lent délitement des démocraties libérales. G. Maarek. Les Echos, 28 septembre 2018
https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-187163-opinion-le-lent-delitement-des-democraties-liberales-2209279.php
8. « Les élites doivent écouter les demandes d’identité, de souveraineté et de sécurité des peuples ». H. Vedrine. Les Echos, 7 septembre 2018
https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0302200929742-hubert-vedrine-les-elites-doivent-ecouter-les-demandes-didentite-de-souverainete-et-de-securite-des-peuples-2203345.php
9. Multilatéralisme : vers la fin de l’ordre occidental. V. Robert. Les Echos, 24 septembre 2018
https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0302298078626-multilateralisme-vers-la-fin-de-lordre-occidental-2207706.php
10. Un grain de riz dans le commerce mondial. P. Escande. Le Monde du 9 octobre 2018
https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/10/08/espionnage-un-grain-de-riz-dans-le-commerce-mondial_5366277_3234.html?xtmc=grain_de_riz_dans_le_commerce_mondial&xtcr=1
11. Pourquoi la guerre Chine/Etats-Unis ne fait que commencer ? F. Schaeffer. Les Echos du 17 octobre 2018
https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0302408786757-pourquoi-la-guerre-chineetats-unis-ne-fait-que-commencer-2214351.php
12. Qu’est ce que la philosophie politique ? Professeur Charles Larmore (Brown University)
http://revuephares.com/wp-content/uploads/2013/09/Phares-X-02-Charles-Larmore.pdf
13. Quand des économistes chinois remettent en cause « le modèle chinois ». Les Echos du 1er novembre 2018. R. Bloch
https://www.lesechos.fr/monde/chine/0600066926245-quand-des-economistes-chinois-remettent-en-cause-le-modele-chinois-2218265.php
14. De la compétition économique à la guerre technologique. P. Lallemant, GeopoWeb, février 2019
http://lyceeduparc.fr/geopolitique/?De-la-COMPETITION-ECONOMIQUE-a-la-GUERRE-FROIDE-TECHNOLOGIQUE
15. Note de lecture, La mondialisation sur la sellette. (D. Rodrik, déc. 2018). Par Laurent Braquet
http://www.melchior.fr/lecture/la-mondialisation-sur-la-sellette

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